Recentrons le débat, s’il-vous-plaît…
Communiqué de presse - 19 novembre 2008
Les polémiques entourant notre initiative ont pris une place importante ces derniers jours - au risque d’éclipser l’enjeu culturel.
Nous refusons en ce qui nous concerne de cautionner la personnalisation du débat autour de certains responsables locaux. Quoi qu’en désaccord avec eux sur certains points importants, nous respectons la position de nos interlocuteurs à la ville de Liège. Nous aimerions que le débat porte plutôt sur le projet culturel à construire pour notre ville - en commençant par en reconnaître la nécessité - et si possible que la construction de ce projet se fasse par le moyen d’une collaboration.
Nous souhaiterions que l’on dédramatise l’enjeu du dépôt d’une candidature au titre de capitale européenne de la culture. L’Europe prévoit une procédure : respectons-là, tout simplement, en permettant à chaque ville où le désir s’en manifeste de monter une candidature. Qu’ensuite, le cas échéant, elle ne soit pas retenue par le comité de sélection (en 2010) ne sera pas une honte : on aura vraisemblablement appris des choses dans l’aventure et on pourra saluer la ville gagnante sans arrière-pensée.
Surtout, refusons de céder aux prétendues menaces selon lesquelles une candidature de Liège menacerait la réalisation de certains investissements déjà décidés à Liège, ou la survie de certaines de ses institutions culturelles. Car si ces menaces latentes, dont la presse se fait écho, sont autre chose que des fantasmes (et nous espérons qu’elles ne le sont pas), elle rendraient pour le coup le dépôt d’une candidature - non seulement de Liège mais de toutes les grandes villes de Wallonie - absolument indispensable, sous peine de cautionner un dévoiement intolérable des moyens publics.
Cassons aussi cette image fausse, que M. Di Rupo et d’autres tentent de construire, d’une ville de Liège croulant sous les subsides (et donc redevable au reste de la Wallonie) tandis que Mons en serait le parent pauvre. À la différence de Mons qui a la chance d’avoir réussi sa fusion des communes, la réalité urbaine de Liège est celle d’une ville de 600.000 habitants (même si la Communauté urbaine manque toujours à l’appel), dont les institutions culturelles attirent de surcroît du public venant d’un périmètre très large aux alentours. Dans ces conditions, mesurer l’investissement public à la seule aune du nombre d’habitants de la ville (qui compte moins du tiers de ceux de l’agglomération) dénote d’un manque de rigueur préoccupant. Au-delà de ces considérations comptables, nous pensons aussi et surtout qu’il est souhaitable de reconnaître le rôle structurant et polarisant des grandes villes - par exemple par la concentration en leur sein d’une bonne partie de la création artistique - et donc la légitimité qu’il y a à y investir un peu plus que dans d’autres endroits où la création est moins vivante.
“Liège 2015″ est une initiative modeste, une simple interpellation qui, par l’afflux des soutiens citoyens, a pris de l’ampleur au point de jouer un rôle dans le débat public. Sans doute avons-nous manqué d’habilité ou d’expérience à certains moments. Il est temps maintenant que la discussion puisse se tenir dans de bonnes conditions.
9 commentaires »
Flux RSS des commentaires pour cet article. URL de TrackBack


C’est le quotidien « La Meuse » qui le révèle dans son édition de ce mercredi 19 novembre, Elio Di Rupo n’est pas contre la candidature de Liège au titre de Capitale européenne de la Culture 2015.
Selon le bourgmestre de Mons, l’accord 2004 autorise toutes les villes du pays à poser leur propre candidature. Il est vrai que dans le saupoudrage politique des « capitales » wallonnes, si Namur est capitale administrative, Liège capitale économique, Charleroi capitale sociale, Mons en est la capitale culturelle. Mais ce que personne ne dit ou ne veut voir ici, il ne s’agit plus de la Wallonie, ne de la Belgique, mais bien de l’Europe pour un an.
Donc, notre brave président du PS souffle le chaud et le froid selon les vents qui animent l’opinion. En tout cas, son message public devient démocrate. Espérons que le message du président en direction de ses hommes politiques liégeois soit aussi clair et que l’ayant reçu, les élus représentent enfin leurs concitoyens.
Quant à tous les « anti-candidature » de Liège, ils devraient cesser de proclamer « urbi et orbi » les contrevérités émises sur le projet.
Liège est la ville wallonne (et non pas une métropole comme l’a déclaré le bourgmestre) la plus apte à être magnifiquement préparée pour ce projet.
Liège possède un orchestre philharmonique réputé, un opéra prestigieux, des dizaines, sinon des centaines de troupes de théâtre, d’orchestres variés allant de la musique la plus récente au classique, en passant par la chanson, des écrivains, des poètes, des sculpteurs, des peintres, des cinéastes et aussi ce qui est pour moi l’expression même de la culture populaire des artisans de génie.
Pour 2015, Liège devrait avoir sa nouvelle gare TGV et ses abords terminés, son Mégamusée, sa Médiacité, le Mamac (si les promesses sont tenues) ainsi que des bâtiments au prestige recréé. Je pense notamment au « Crowne Plaza Liège, le « cinq étoiles » que la ville ne possédait pas encore.
Tous ces investissements humains et matériels ont besoin d’un coup de projecteur pour prendre la dimension qu’ils méritent. Seuls les élus liégeois (mais le sont-ils vraiment ?) PS et CDH ne veulent pas le comprendre.
Alors ils parlent des coûts entraînés par le choix pour la Cité. Une mentalité de boutiquier qui investit tous ses capitaux dans la création de son magasin, mais refuse d’allumer son enseigne parce que l’énergie consommée risque d’être ruineuse.
Ils parlent d’investir à la place dans une grande exposition de l’eau, mais cela ne risque-t-il pas de ré-endetter la ville, bien plus lourdement ?
Ils parlent aussi de relier Liège au titre européen que Maestricht pourrait obtenir en 2018. Mais comment peut-on être sûr que cette ville amie l’obtiendra et d’autre part, ne serait-il pas mieux qu’en 2015, Liège ouvre les portes de sa candidature à Maestricht et à Aix-la-Chapelle, ses voisines de l’Eurégio que l’on nous vend constamment comme le futur économique de notre province mais qui ne semble pas réussir à atteindre pleinement ses objectifs.
Ils parlent aussi de division des chances. Mais si une ville comme Malines se présente, Mons a-t-elle une seule chance de gagner, face à cette ville historique et surtout située en Région flamande ? L’on peut raisonnablement penser que le lobbying nationaliste du nord du pays battra facilement Mons.
Enfin, il faut remarquer l’interview dans le même article de Jean-Pierre Rousseau, français d’origine, directeur de l’OPL (subsidié, bien entendu) et président de la chambre française de commerce de Liège. Pensez-vous qu’il se déclare « neutre» dans cette ville qu’il dit aimer ?
Non, il ne soutient pas la proposition. Mais qui lui demande de se mêler d’une affaire purement liégeoise ? Il refuse, nous dit le journaliste de la Meuse, de s’engager dans des querelles sous-régionalistes. Il préfère l’union avec Mons pour contrer la résurgence d’une candidature flamande. Et il précise que, de toute façon, les institutions liégeoises seront impliquées dans le projet montois. Il ajoute que Liège a de gros chantiers culturels à mener à bien, que les moyens ne sont pas extensibles, ni même garantis et que l’engagement, à retardement, dans un projet de “type capitale culturelle ” se ferait au détriment des réalisations tant attendues.
Ce monsieur parle comme le pape, mais il n‘a pas son infaillibilité ? D’abord, la culture voulue par l’Europe se veut populaire et fédératrice.
En quoi les institutions culturelles liégeoises sont-elles les seules concernées dans le titre de Capitale Européenne de la Culture et pourquoi devraient-elles se mettre au service de Mons alors qu’elles sont prévues être au service du Pays de Liège ?
Ensuite affirmer que le développement d’un projet culturel citoyen nuirait à ceux qui sont déjà en réalisation où en prévision est un fumisterie ? Au contraire, le projet profite de tous les investissements locaux en cours et serait l’accélérateur de leur développement puisque 2015 serait la date ultime d’achèvement de tous ces chantiers.
Il ne faudrait pas que ce monsieur nous apporte un parisianisme que même les Parisiens supportent difficilement. Les liégeois aiment la France, mais faut-il nécessairement à cela accepter les dires des donneurs de leçons ?
Tiens, où est passé le post “Place aux idées” du 21/11/2008 ? Censuré ? Emondé parce qu’il entrait enfin dans le vif du sujet ?
Le site http://www.liege2015.eu pointe toujours sur la note qui a disparu. Avec ce résultat absurde :
Liège 2015, Place aux idées
NOTHING FOUND IN 2008
Ce n’est pas très flatteur
@ Nicolas Ancion. Meuh non, c’était juste un copier-coller de la page “Projet” du site” :
http://liege2015.eu/Projet
Et comme cette page devrait s’enrichir dans les temps qui viennent, ça n’est pas spécialement une bonne idée de maintenir deux version du même texte en ligne.
François
traitres!
Sans doute pourrez-vous, cher Frantz, nous expliquer par une argumentation à la dialectique bien huilée dont vous êtes coutumier pourquoi ce qui il y a quelques jours encore devait être mené jusqu’à son terme, doit aujourd’hui être brutalement enterré sous un tombereau d’accords politiciens dont vous dénonciez ici même l’omniprésence pourrissante dans notre ex-capitale principautaire ainsi que dans la Région Wallonne.
Vous étiez quelque peu énervant et irritant mais votre démarche me semblait en tout cas avoir eu le mérite de ressusciter une certaine fierté liégeoise ainsi qu’un début de volonté d’émancipation de la population par rapport aux décisions arrangées à tous les niveaux prises par ses édiles.
J’espère que vous vous rendez compte que votre position est devenue très instable et que votre combat pour la mobilité liégeoise s’en trouvera entaché par “l’accord” pris ce jour avec le bourgmestre.
La femme de César se doit d’être au dessus de tout soupçon. Or vous n’êtes plus insoupçonnable…
Il semble impossible à l’heure actuelle de déposer un message sur le dernier billet …
“diverses raisons dont il ne nous appartient pas de faire de décompte”
??
La musculation n’était que gesticulation ?
22.000 cocus liégeois. Comme le journal “La Meuse”, c’est ainsi que nous ressentons votre décision de vendre votre projet à Di Ruppo, via Demeyer.
Voir notre article sur Liège Urbain
Comment vous leur en vouloir ?
Di Rupo et son PS, Demeyer et ses élus PS et CDH vous ont eu au jeu qu’ils maîtrisent si bien. Ne pas écouter la populace (c’est le terme à employer pour désigner leur mépris vis-à-vis des 22.000 signatures liégeoises), mettre des bâtons dans les roues des projets qu’ils n’agréent pas et utiliser les délais interminables pour éteindre leur possibilité de réussite.
Le seul reproche à vous adresser est d’avoir accepté des “arrangements” qui ne rencontrent pas l’esprit de votre action.
Car enfin, le but à atteindre était bien d’avoir pendant un an un coup de projecteur sur la culture passée, actuelle et future du Pays de Liège et non la création d’une fondation bidon pour artistes émergents vivants sur le compte des finances communales, provinciales, régionales et communautaires (s’ils tiennent leurs promesses).
Mais un bravo particulier lorsque l’on parle de l’Eurégio. Ce bazar dans lequel on peut se demander quelle est l’importance de Liège.? Pour les auteurs wallons (et il y en a à Liège), pour les écrivains français (et il y en a aussi) ce sera la réussite internationale de la non -compréhension et du non-intérêt.
Deux conclusions à retirer de votre attitude soumise:
1° les jeunes intellectuels liégeois n’ont plus le courage de leurs anciens, toujours prêts à en découdre avec les dirigeants et les décisions injustes.
2° Ils ont du pragmatisme à en revendre, ils voient bien le bâton mais aussi une naïveté totale dans les négociations. Ils acceptent toutes le carottes tendues fussent-elles, complètement pourries.
Si vous êtes gentils, nous serons associés la gloire de Mons en 2015 et de Maestricht en 2018. Encore qu’aucune de ces deux villes n’est sûre d’être choisie. Des concurrences impromptues peuvent se déclarer.
Cela ne fait rien. Nous organiserons à Liège une exposition mondiale de l’eau. Comment ? avec quel budget ?
Non, nous vous offrons une fondation (comme pour les pauvres) où vous pourrez faire de l’art émergent international. De toutes façon, les promesses faites par les politiques n’engagent que ceux qui y croient encore. Il semblerait que vous y croyez vraiment.
3° Nos élus ont des attitudes dictatoriales et une volonté d’empêcher l’immixtion de la volonté populaire dans leurs ententes de “petits copinages” au service de leur ego et de leurs intérêts.
Il ne reste qu’une solution pour les courageux et les révoltés par cette décision concoctée en douce par le bourgmestre, celle que j’ai préconisée dès le début créer d’une manière autonome Liège, Capitale alternative de la Culture 2015. (voir le site http://www.liegeculture2015.eu).
La Meuse de ce matin titre sur le fait que vous avez réussi à créer 22.000 cocus et le quotidien à parfaitement raison. Mais rassurez-vous Demeyer a fait mieux. C’est tout le Pays de Liège qu’il a trompé au profit de l’empereur montois !
« Le projet de Liège sera merdique »
Merci Fadila pour votre diplomatique remarque ministérielle. Vous avez autant de délicatesse qu’un 10 tonnes !
Et vous, Mr Demeyer, « Ardent » défenseur de votre cité bien aimée, vous êtes un récupérateur de miettes.
Liège n’est bonne qu’à être « partenaire de » !
Quant à l’Expo universelle de 2017 ???
Et vous les initiateurs du projet, vous avez tout du « soufflé » sorti trop vite du four et qu’on n’a pas eu le temps d’admirer.
Au diable, les consultations « bidon ».
La culture à Liège ? ZUT !
Prenez du bon terreau, mettez-la en pot et n’oubliez pas l’engrais, ni l’arrosage en temps voulu !!!!
Naïve ardente Liégeoise flouée… mais pas étonnée du tout.