Willy Demeyer, à propos de Liège 2015
C’est à lire dans Le Soir de ce week-end. À la fin d’un entretien avec Philippe Bodeux et Eddy Lambert, qui lui demandent s’il va «tenir compte de ce besoin d’émancipation culturelle», le mayeur fait la réponse suivante :
Je respecte ce mouvement et j’en suis fier même s’il contient une part de romantisme. Et émane de «jeunes» qui n’ont pas connu les problèmes de dette. Je ne veux pas mener la Ville dans un combat perdu d’avance (NDLR : candidature pour être capitale culturelle européenne en 2015). Si Liège a vu sa dette reprise (elle était de cinq milliards d’euros il y a 20 ans), c’est grâce à la solidarité de tous les Wallons. On ne peut pas tout avoir. Mais je suis conscient qu’il faut valoriser l’énergie culturelle liégeoise. Un festival off, un symposium des cultures avec l’Unesco, une exposition universelle : nous allons faire des propositions. Cela dit, je suis un légaliste, je ne ferai donc rien pour empêcher la consultation populaire réclamée par Liège 2015.
On appréciera l’inflexion de ton…
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Et ce matin, sur RTL, de changer singulièrement son fusil d’épaule, d’annoncer “qu’il faudra bien un jour arrêter de pétitionner” et, de faire remarquer, étant probablement agacé par les succès remportés ce week-end, que les pétitionnaires “étaient présents à tous les événements organisés par la Ville”…
Accessoirement, si la dette liégeoise était si faramineuse, outre la slecht bestuur des autorités communales, c’était également dû au déficit structurel de financement de Liège par le Fonds des communes…
Oui, pour le principe je suis pour la candidature de Liège en 2015.
Mais j’ai des doutes, de gros doutes! Je crains qu’il manque de volontés, j’ai bien peur que Liège n’ai plus cette pugnacité d’arriver à son sommet. Pire, j’ai peur que nous soyons ridiculisés à la face de l’Europe par certains irresponsables politiques qui véhiculent des images lamentables et n’ont plus a nous proposer qu’une imagination stérile et un engagement servile face aux contigences qui sont les leurs.