A force de se promener dans les foires aux boudins et autres événements de la région à la recherche de signatures de gens qui, comme nous, veulent promouvoir leur ville pour le bénéfice de tous, il nous revient aux oreilles (parfois même directement, en face et en pleine figure) des arguments quelque peu étranges justifiant (du moins le pensent-ils) le refus de certains de s’engager (en signant un bout de papier, pour rappel, on ne vend rien…).
Voici un florilège de ces fameux justificatifs (un peu comme si leur médecin leur avait fourni un certificat de complaisance, mais on sait que cela n’existe pas):
- “Pas le temps” (comme dit mon pote Toto: 2015, c’est dans environ 189.341.556 secondes, est-ce trop demander d’en consacrer 2 à une signature? - c’était hier, le nombre de secondes n’est plus exact, vous aurez rectifié vous-même).
- “Ça va couter des sous à la ville” (selon les sources bien informées de ces gens de bonne volonté, soit 80 000 soit 800 000 €). Afin de démonter une fois pour toute cet argument fallacieux, je me permettrai simplement de citer le directeur de la candidature de Marseille au titre de “Capitale Européenne de la Culture Européenne 2013″, à savoir Bernard Latarjet:
Un euro investi va générer 6 euros de recettes. Nous devrions engranger 600 millions d’euros de recettes, séduire 2 à 3 millions de touristes supplémentaires et attirer 1 million de croisiéristes.
Évidemment, nous ne pouvons pas compter sur les croisiéristes, quoique, nous avons un port de plaisance… Et l’honnêteté intellectuelle qui nous caractérise nous oblige à signaler que Marseille est d’une tout autre échelle que Liège. Il n’empêche, histoire de comparer ce qui est comparable, que Lille 2004 à rapporter à Lille 6 € pour chaque € investi. Notre ville cherchant à se développer et en ayant grandement besoin, cela semble un moyen efficace, non?
- “La culture, personne n’en a rien à foutre”. De nouveau, je me contenterai de citer Pierre Cohen, le maire de Toulouse, également candidate pour 2013 (partout ailleurs qu’en Belgique, il y a plus d’un candidat par pays):
C’est l’occasion d’exister davantage dans le paysage national et européen. Quand les entreprises innovantes regardent où s’installer, elles ont deux critères : les écoles et la culture.
Et ça, même un téléspectateur assidu de TF1 est capable de le comprendre. Et par définition, la culture, cela concerne tout le monde. Extrait du Larousse:
Culture:
Ensemble des usages, des coutumes, des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui caractérisent et distinguent un groupe, une société.
- “Les promoteurs de la pétition sont des escrocs et ne pensent qu’à s’en mettre plein les fouilles”.
No comment. Si ce n’est que cela a beaucoup fait rire François Schreuer (Alain De Clerck, je ne sais pas, je ne lui ai pas encore dit), et nous tous d’ailleurs, qui y mettons de notre poche tous les jours afin de réussir ce pari.
- “Je refuse de soutenir les gens de la Ville”. Une fois encore, nous sommes un groupe de citoyens, qui suite au refus de la Ville de déposer la candidature de Liège au titre de Capitale Culturelle a décidé de se mobiliser afin que ce rêve devienne réalité, politiques d’accord ou pas. Donc, nous ne sommes pas au service de la Ville et encore moins politisés.
-”Je refuse de sponsoriser les multinationales”. ??? A vrai dire, je ne sais pas quoi répondre à ça. Il est vrai que nos sponsors (vous savez, toutes ces affiches dans le monde entier qui disent “Machin soutient Liège 2015″) se nomment au minimum Clear Channel et Budweiser. Plus sérieusement, les seuls soutiens que nous avons sont des collectifs liégeois de toutes disciplines et de plus en plus nombreux qui demandent à s’impliquer dans le projet et qui le seront très prochainement.
Suite au prochain épisode (à savoir tout bientôt, c’est pas la matière qui manque).